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[HAKUNA ASANA] - Chaturanga

23/03/2018

 Crédit photo : moi-même

 

Aujourd'hui, Chaturanga. Ou la posture qui te met en difficulté direct lorsque tu découvres les salutations au soleil (en même temps, j’avais le sentiment que toutes les postures me mettaient en difficulté…). Chaturanga, même les genoux au sol, même en essayant de contrôler la descente, je finissais toujours, soit par écarter les coudes (réflexe de partir en pompe large pour gérer la tension), soit par m’écrouler sur mon tapis.

 

Maintenant ça va mieux et je peux vous dire pourquoi j’aime cette posture.

Il y a deux raisons majeures.

 

D’abord, Chaturanga me fait me sentir forte. On ne va pas se mentir, il s’agit clairement de faire une pompe, coudes serrés au buste de surcroît. Ce n’est pas un mouvement qui s’improvise dès la première séance, à moins d’avoir une activité physique à côté qui vous ait permis de développer la solidité nécessaire. J’aime Chaturanga donc, parce qu’elle nécessite de la force, et que j’aime ressentir cette robustesse dans mon corps.

 

C’est une posture pour laquelle je suis toujours très appliquée et, les jours où je me sens en forme, je prends plaisir à la travailler en négatif, en descendant le plus lentement possible.     

 

Ensuite, j’ai une affection particulière pour cette posture car la relation que j’ai eue avec elle (oui, cette tournure de phrase est étrange) illustre parfaitement l’ensemble de ma relation avec le yoga.

 

Il faut savoir que j’ai une inclination naturelle pour les postures de force. Si on me laisse le choix, je vais avoir tendance à privilégier les postures avec un fort engagement musculaire. J’aime la notion de l’effort associée à ces postures ainsi que l’adrénaline et la satisfaction qu’elles libèrent dans ma tête. Dès que j’ai débuté le yoga, je me suis impliquée dans la posture Chaturanga, pour la réaliser de façon correcte, mais aussi pour progresser.

 

Et j’ai fait cette erreur classique de débutant. Dès que j’ai senti (ou cru sentir…) que mon corps pourrait tenir sans déposer les genoux, je l’ai exécutée jambes tendues. J’essayais de tenir le maximum de la séance en la réalisant de cette façon, et je posais les genoux uniquement si, vraiment, ça ne passait plus dans les épaules.

 

Le problème lorsqu’on pense être prêt, c’est qu’on ne l’est jamais vraiment totalement. Personnellement, je n’étais pas prête à enchaîner tout le cours avec des Chaturanga en jambes tendues. Oui, j’avais gagné en force, bien sûr mais, tout à mon empressement « d’accéder » à la version finale de Chaturanga, je ne me suis pas rendue compte que je la faisais plus mal avec les jambes tendues qu’avec les genoux déposés sur le sol…

 

 Source : Cody

 

Comme vous pouvez le voir, il n’y a pas que le bas du corps qui intervient dans Chaturanga. Au contraire, c’est presque la partie fine tuning. Le vrai boulot est dans le haut du corps.

 

Comme je l’explique dans le post Instagram, lorsqu’on s’intéresse de près à cette posture, les éléments d’alignement semblent interminables. Omoplates descendus, épaules basses, nuque longue (la liste sonne courte mais la traduction dans le corps se fait par des dizaines de micro-ajustements). Et encore, la véritable difficulté de Chaturanga n’est pas tant de valider cet alignement que de le conserver en même temps que l’on plie les bras. Là est le véritable engagement !

 

Et c’est exactement ce que je ne faisais pas... J’avais les jambes tendues mais mes épaules se refermaient lorsque je descendais, dégradant du même coup la posture et, plus grave, augmentant le risque de blessures à l’épaule.

Fort heureusement pour moi, j’ai déjà eu une tendinite à l’épaule droite. Le rappel à l’ordre n’a donc pas tardé à venir. Au bout de quelques semaines, j’ai retrouvé cette sensation familière d’inflammation sur l’avant de la tête de l’épaule, exacerbée lorsque je faisais Chaturanga. Sachant à quel point une tendinite peut être pénible, je peux vous dire que j’ai rapidement reposé mes genoux au sol ! Et j’ai patienté.

 

Ma relation avec Chaturanga a donc connu deux phases : la passion et la raison. D’une façon plus large, c’est exactement de cette façon que ça s’est passé pour le yoga. Dans la première phase, je me suis ruée tête baissée, dans la seconde j’ai appris à construire.

 

Maintenant, je commence toujours mes séances de pratique personnelle en posant les genoux au sol, le temps que le corps s’échauffe, et je n’ai plus aucune hésitation à les reposer plus tard si je sens que ça ne passe pas.

 

Bref, Chaturanga m’a appris la sagesse (émoji lunettes de soleil à insérer ici). 

 

 

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